25.01.2008

RAPPORT ATTALI : MI FIGUE MI RAISIN

23/01/2008 20:30

316 « décisions » de la commission Attali pour doper la croissance française

 

Jacques Attali a remis mercredi 23 janvier son rapport au président de la République. L'objectif est d'apporter à la France le point de croissance qui lui manque

 

Il avait six mois pour remettre la France sur la voie d’une croissance à 3 %, contre 2 % aujourd’hui. Jacques Attali, à la tête de la commission pour la libération de la croissance française (1), a rendu son rapport mercredi 23 janvier (2) : pour parvenir « à une croissance économique forte pour tous », 316 décisions ont été peaufinées, réparties en quatre grands axes.

 

Premier objectif : que la France participe pleinement au développement économique mondial. Pour cela, elle doit d’abord miser sur l’éducation. « Notre rapport est avant tout tourné vers les jeunes », a d’ailleurs insisté Jacques Attali. Mesure phare : constituer 10 grands pôles d’enseignement supérieur et de recherche autour de 10 campus, réels et virtuels. Toujours pour favoriser l’innovation, le rapport propose d’orienter les crédits de recherche sur les secteurs porteurs : biotechnologies, neurosciences, nanotechnologies, numérique, santé ou encore énergies renouvelables…

 

Deuxième objectif : atteindre une société de plein-emploi. Afin de ne plus laisser les seniors sur le bord de la route, le rapport Attali préconise notamment de « laisser à tout salarié le libre choix de poursuivre une activité sans aucune limite d’âge », de supprimer « tous les obstacles au cumul emploi-retraite et tous les dispositifs de préretraite ». Plus largement, le rapport prône la réduction du coût du travail en transférant une partie des cotisations sociales sur la contribution sociale généralisée (CSG) et la TVA. La relance de l’immigration économique fait partie des propositions fortes : selon le rapport, 50 000 nouveaux immigrés par an pourraient donner 0,1 % de croissance supplémentaire à la France.

 

Troisième objectif : favoriser le développement des entreprises par un soutien aux PME (réduction des délais de paiement) et aux très petites entreprises (simplifications administratives). Le développement d’infrastructures de qualité (ports, aéroports mais aussi généralisation du très haut débit numérique) doit appuyer le développement des entreprises. Les membres de la commission veulent aussi accroître la concurrence en ouvrant très largement l’accès aux professions aujourd’hui réglementées (taxis, notaires, experts-comptables, vétérinaires…) et en « restaurant complètement la liberté des prix et de l’installation de tous les acteurs de la distribution, de l’hôtellerie et du cinéma ».

 

Toutes ces réformes ne seront possibles qu’en poursuivant un quatrième objectif, estime la commission Attali : réformer l’État. Il s’agit de « réduire dès 2008 la part des dépenses publiques dans le PIB ». Cette réduction devra atteindre 1 % du PIB à partir de 2009. Outre la suppression des départements (refusée par Nicolas Sarkozy, lire ci-dessous), le rapport Attali propose de moduler certaines prestations sociales en fonction du revenu, notamment les allocations familiales, soit une économie « de 2 milliards d’euros », argumente le rapport. « Une proposition inacceptable » selon l’Union nationale des associations familiales (Unaf), qui rappelle son attachement à l’universalité de cette prestation.

 

Marie DANCER

 

(1) Composée d’une quarantaine de chefs d’entreprise, d’économistes, de représentants associatifs et d’institutions étrangères…

(2) Éditions XO-La Documentation française, 334 p., 18,90 €

 

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2326821&rubId=4079

 

Ancien ami de Mitterrand et talentueux biographe de Marx, Attali a visiblement oublié qu’il était socialiste il y a… bien longtemps

Mais tout n’est pas à rejeter dans ce document

Personne ne peut être contre le premier axe. Par contre le second pose de nombreuses questions

En premier lieu on aimerait la réaffirmation de la possibilité de partir à la retraite à 65 ans avec une retraite qui permette de vivre décemment

En second lieu il me semble contradictoire de permettre aux personnes âgées de travailler jusqu’à un âge canonique et de vouloir mettre les jeunes au travail

Encourager l’immigration économique alors qu’on veut sanctionner des personnes qui refusent deux propositions de suite d’embauche est absurde : on ne crée pas des emploies  pour des étrangers ! Autant former nos jeunes aux travaux qui manquent de gens ; l’immigration st une solution de facilité, à la limite de l’esclavagisme !

Le  reste est valable sans être génial !

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