02.10.2007

VICCTOIRE AMBIGUË DES PRORUSSES EN UKRAINE

Bluff, tractations, menaces, dénonciations de fraudes : la classe politique ukrainienne a retrouvé ses classiques, vingt-quatre heures après la tenue des élections législatives, dimanche 30 septembre.

 

Présentées comme la seule façon possible de mettre fin à la paralysie au sommet du pouvoir, due à la cohabitation entre le président Viktor Iouchtchenko, pro-occidental, et le premier ministre issu du Parti des régions, Viktor Ianoukovitch, prorusse, ces élections n'ont pas départagé de manière décisive les camps "bleu" et "orange".

 

 

 

            Satisfaction de Moscou et de Washington

 

Au lendemain des élections législatives, dont l'issue semblait encore incertaine, lundi 1er octobre, les Etats-Unis ont indiqué leur disponibilité pour "travailler avec n'importe quel gouvernement issu de ces élections", selon Tom Casey, un porte-parole du département d'Etat.

 

Washington espère que "ces élections pourront fournir à l'Ukraine un gouvernement efficace capable de répondre aux besoins du peuple", a ajouté M. Casey. Son homologue russe, Mikhaïl Kamynine, a estimé, pour sa part, que "les élections se sont déroulées dans des conditions de libre expression de la volonté" des électeurs.

 

"La Russie est prête à poursuivre un dialogue actif avec l'Ukraine, basé sur les principes du bon voisinage, du pragmatisme et d'une coopération mutuellement avantageuse", a poursuivi M. Kamynine dans un communiqué. – (AFP.)

 

Le Parti des régions arrive en tête devant le Bloc d'Ioulia Timochenko (BIoT), avec 34,19 % contre 30,80 % à l'issue de 94 % des dépouillements, qui s'éternisent dans la partie est du pays, russophone. Tous deux s'estiment victorieux; tous deux prétendent rassembler une nouvelle coalition de gouvernement. Ils attendent d'abord que s'achève le décompte surréaliste, heure par heure, toujours en cours mardi matin, des derniers bulletins.

 

Le schéma qui avait prévalu pendant des semaines après les législatives de mars 2006 semble se répéter. Au moins deux hypothèses de coalition sont possibles.

 

La première tourne autour du BIoT, qui reconstituerait un front "orange" avec Notre Ukraine, la formation du président (moins de 15 %). La deuxième se constituerait autour du Parti des régions. Une troisième, plus audacieuse, rassemblerait des partis des deux camps opposés.

 

Le président Iouchtchenko garde le silence. Il est affaibli mais dispose, de par sa fonction, de l'initiative. Sa rivalité et ses rapports orageux avec Ioulia Timochenko le font hésiter devant la perspective de retrouvailles. Mais une alliance avec le Parti des régions serait perçue par de nombreux sympathisants comme une trahison.

 

85 PLAINTES DÉPOSÉES

 

Seul le service de presse de la présidence s'est exprimé lundi, en annonçant l'ouverture d'une enquête sur des lenteurs de procédure jugées suspectes dans les régions russophones de l'Est et du Sud.

 

Le record a été atteint dans la circonscription n°1 en Crimée, à Simferopol, où moins de 20 % des bulletins avaient été comptabilisés à 20 heures, lundi soir.

 

Au total, 85 plaintes ont été déposées au parquet fédéral à propos de violations supposées de la loi électorale. L'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a estimé, pour sa part, que le déroulement du scrutin avait été satisfaisant.

 

Lundi en fin d'après-midi, le Parti des régions a organisé un meeting sur la place de l'Indépendance, à Kiev. La formation a fait défiler ses principaux dirigeants, qui ont clamé leur victoire et leur désir de rassemblement. Victor Ianoukovitch entend demeurer à son poste et conduire le futur gouvernement.

 

"Les forces politiques, qui s'étaient fixé comme objectif de triompher à tout prix, et avant tout de se répartir les responsabilités, resteront dans la solitude", a estimé le premier ministre, dans une référence claire à Mme Timochenko.

 

Dès dimanche soir, forte de son score très élevé, celle-ci s'était présentée dans la posture d'un futur premier ministre. Elle avait écarté tout soupçon de fraude massive… avant de revenir sur ce point dans la journée de lundi.

 

Le BIoT a accusé le Parti des régions de trafiquer le dépouillement dans les villes d'Odessa, Lougansk et Donetsk ainsi qu'en Crimée, afin de gonfler les résultats des Socialistes, conduits par l'ancien président de la Rada (Parlement), Alexandre Moroz.

 

S'ils entraient au Parlement, les Socialistes deviendraient un allié de choix pour les Régions, à l'heure où chaque député peut faire pencher la balance.

 

Piotr Smolar

 

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3214,36-961882@...

 

En valeur absolue les prorusses ont tourné le dos à l’occident décadent et athée.

En effet que peut-on attendre de lui sinon l’argent facile pour une minorité, l’impudicité et le divorce généralisé.

Cependant par le jeu des alliances parlementaires la victoire peut être volée par des gens sans foi ni loi que sont en général les démocrates

 

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