30.04.2007
L'OPPOSITION SURIENNE
L’opposition syrienne réunie à Washington - Par Proche-Orient.info
jeudi, le 26 février 2004
Son but : faire la paix avec Israël et restaurer les bonnes relations avec les pays voisins
Il s’agit aussi pour les huit organisations de l’opposition, qui forment désormais une « Coalition démocratique », d’organiser des élections libres en Syrie et de faire en sorte qu’elle se retire du Liban.
Huit organisations de l’opposition syrienne se sont réunies le week-end dernier, à Washington, pour un congrès exceptionnel au cours duquel a été annoncée la formation d’une « Coalition démocratique ». Celle-ci entend combattre le régime du parti unique en place par des moyens non violents, au premier rang desquels la désobéissance civile.
Cette « Coalition » a clairement posé ses objectifs. Sur le plan intérieur, il s’agit pour elle d’instaurer les libertés fondamentales et de libéraliser l’économie tout en garantissant l’équilibre des forces sociales. Sur le plan international, elle entend faire la paix et restaurer de bonnes relations avec tous les voisins de la Syrie, y compris Israël, et évacuer le Liban afin de pouvoir mener une politique de « frontières ouvertes » qui favoriserait le développement social et économique de toute la région. Si elle se développe, cette initiative pourrait offrir une « troisième voie » à la Syrie : ni le parti unique, ni l’islamisme qui est aujourd’hui la principale opposition structurée au régime baasiste. Il est vrai que, dans le passé, diverses tentatives d’unification de l’opposition non islamiste avaient déjà eu lieu, entre autres avec la création d’un « Front de Salut National », à Paris, en 1990. Elles ont toutes fait long feu.
Les huit organisations qui se sont réunies à Washington sont : le Reform Party of Syria, dirigé par Farid Ghadry, un homme d’affaires syro-américain ; l’Assyrian Democratic Party de Jean Issa Antar ; le Parti Hadassa de Firas Kassas ; le Women’s Rights Movement de Badrieh Khalil ; le People’s Union Party ; le Parti Démocratique du Kurdistan de Hussein Saado ; Le Kurdish Progressive Democratic Party (KPDP) ; et enfin le Kurdish Yekiti Party in Syria. Chacune dispose de relais et de réseaux plus ou moins larges en Syrie. Il faut ajouter à ces mouvements la présence au sein de la Coalition du journaliste dissident Nizar Nayyouf, fondateur du Comité Indépendant pour la défense des libertés démocratiques et des droits de l’homme en Syrie, actuellement réfugié en France.
Bien que dotée de grandes ambitions, la Coalition démocratique est, manifestement, encore une organisation embryonnaire qui présente certaines faiblesses - la principale étant sans doute la sur-représentation kurde, alors qu’ils ne constituent que 8% de la population syrienne et sont fortement divisés entre une myriade d’organisations et partis rivaux.
Mais la Coalition est aussi dotée de lignes de force, à commencer par le soutien incontestable dont elle jouit dans certains cercles politiques américains ; elle est multiconfessionnelle et représente une large palette de forces politiques allant des milieux d’affaire à la gauche traditionnelle.
Ceci dit, les expériences non abouties faites par les Américains avec l’opposition irakienne à l’époque de Saddam Hussein doivent tempérer l’optimisme des observateurs. À moins que l’évolution du contexte international puisse modifier la donne ?
Source : European Strategic Intelligence and Security Center, ESIC
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Le saviez-vous? Il y a one opposition syrienne démocratique en exile qui veut la paix avec Israël.
Certes l’information date, mais il est bon de le savoir afin de l’aider à prendre le pouvoir ou pour faire pression sur Assad
Récemment il y a eu des législatives syriennes http://www.aloufok.net/article.php3?id_article=3828 aux quelles les partis mentionnés n’avaient bien sûr pas le droit de participer, il y a des limites à tout, fichtre !
Il serait du devoir de la France, en temps qu’ancienne mandatrice de la Syrie du temps de la SDN (je sais, je suis embêtant de me référer à l’histoire, mais l’histoire oblige !) d’aider l’opposition syrienne à accéder au pouvoir pour désaorcer une des bombes
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